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Eyes wide open



"La force éjaculatrice de l'oeil." - Robert Bresson (Notes sur le cinématographe, 1975)


Année 2000. Après un court passage raté à Hollywood, Tsui Hark rentre à Hong Kong pour tourner Time and Tide, film d'action sec et nerveux, formaliste, dans lequel le cinéaste retrouve toute sa virtuosité dans l'urbanisme hongkongais qu'il connaît comme sa poche, et en met plein la vue pour bien marquer son retour au pays. Le motif de l'oeil parcourt ce film, et reviendra systématiquement au détour d'un (très gros) plan dans ses films suivants. Yeux d'humains, d'animaux, de monstres même... Petit tour d'horizon en images de ce motif de l'oeil, d'abord dans Time and Tide, puis dans les films ultérieurs de Tsui Hark.

Edit (septembre 2018) :

Tsui Hark aura sans doute été le seul cinéaste à prendre vraiment au pied de la lettre, autrement dit au sens physique et matériel et non phénoménologique, l'axiome bressonien de «la force éjaculatrice de l'œil». Dans son dernier film (Di Renjie: The Four Heavenly Kings), via un déluge outrancier d'effets spéciaux, c'est l'organe oculaire lui-même qui est en effet projeté hors de ses orbites dans un magma de chair sanguinolent.


Illustrations : Time and Tide (x4), The Legend of Zu, Black Mask 2, City of Masks, Seven Swords, Triangle, Missing, The Flying Swords of Dragon Gate, Young Detective Dee, Rise of the Sea Dragon, Taking Tiger Mountain, Di Renjie: The Four Heavenly Kings.

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