Doug Pray, premier de la classe

Autour des textes du site

Doug Pray, premier de la classe

Messagepar A » Mar 10 Avr 2012 17:40

Ton article sur Doug Pray m'a fait penser à "The Other F Word" d'Andrea Blaugrund Nevins. Ce docu-reportage (sans aucune valeur artistique), qui circule sur le net, raconte comment certains "pères" de la scène punk-rock de la côte ouest des USA sont devenus des papa conformistes. Il y a au moins dans son travail une sorte de (restons mesuré lol) prise de recul salutaire sur la manière dont "l'esprit de corporations" typiquement américain a tout bouffé, digéré, recyclé de l'esprit de contestation de l'époque, et sur la façon dont cette machine finalement se dévore elle-même (fin des magasins de disques, fin du CD, et en bout de chaîne fin des maisons de disques, etc). Il y a apparemment ici une forme de destruction massive, presque anarchique, qui est propre au capitalisme et sur laquelle les punks des années 70 peuvent méditer. Contrairement à Doug Pray qui saute à pieds joints dedans à chaque fois qu'il le peut, la réalisatrice ne se laisse pas trop prendre au piège de la promotion dévote et mal placée de l'esprit de libre entreprise et de marchandisation, elle en décrit plutôt justement les rouages. Comment, en même temps que l'horizon des protagonistes change (famille, industrie), ils se retrouvent à faire des choix allant dans le sens de ce qu'ils combattaient jadis. Bien sûr, ça se termine un peu connement, sur un chromo à la plage avec la famille réunie, faut pas trop en demander non plus... 8-)
A
 

Re: Doug Pray, premier de la classe

Messagepar JM » Jeu 12 Avr 2012 17:26

A a écrit:Ton article sur Doug Pray m'a fait penser à "The Other F Word" d'Andrea Blaugrund Nevins. Ce docu-reportage (sans aucune valeur artistique), qui circule sur le net, raconte comment certains "pères" de la scène punk-rock de la côte ouest des USA sont devenus des papa conformistes. Il y a au moins dans son travail une sorte de (restons mesuré lol) prise de recul salutaire sur la manière dont "l'esprit de corporations" typiquement américain a tout bouffé, digéré, recyclé de l'esprit de contestation de l'époque, et sur la façon dont cette machine finalement se dévore elle-même (fin des magasins de disques, fin du CD, et en bout de chaîne fin des maisons de disques, etc). Il y a apparemment ici une forme de destruction massive, presque anarchique, qui est propre au capitalisme et sur laquelle les punks des années 70 peuvent méditer. Contrairement à Doug Pray qui saute à pieds joints dedans à chaque fois qu'il le peut, la réalisatrice ne se laisse pas trop prendre au piège de la promotion dévote et mal placée de l'esprit de libre entreprise et de marchandisation, elle en décrit plutôt justement les rouages. Comment, en même temps que l'horizon des protagonistes change (famille, industrie), ils se retrouvent à faire des choix allant dans le sens de ce qu'ils combattaient jadis. Bien sûr, ça se termine un peu connement, sur un chromo à la plage avec la famille réunie, faut pas trop en demander non plus... 8-)


Salut A,

Ouais, je viens de le regarder, ça casse pas des briques quand même. Je trouve même que ça reprend certaines cordes émotionnelles bien usées de Pray quoi...
JM
 

Re: Doug Pray, premier de la classe

Messagepar JM » Sam 22 Oct 2016 15:18

"Captain Fantastic" de Matt Ross (2016) reprend à peu près l'histoire vraie du surfeur Paskowitz et de sa famille racontée par Doug Pray dans son doc "Surfwise" (voir le lien vers le texte sur le site dans le premier post de ce topic), en remplaçant le trip surf par le trip forêt. Mais apparemment le cinéaste n'en parle pas et ne semble pas l'avoir pris pour source. Voilà ce que j'en disais :

Structure dramatique qui vire à la facilité : "le destin merveilleux de cette famille - mais sous le rêve plane le cauchemar et les déchirements - mais finalement tout le monde se rabiboche"


Ca colle bien avec le scénario du film inepte (et particulièrement laid) de Ross qui joue sur tous les tableaux en même temps.
JM
 


Retourner vers référer ne pas conclure...

cron