Cinéma vérouillé (les petits malins)

Discussions

Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar JM » Mar 20 Déc 2011 23:28

Mother de Bong Joon-ho (2009)

Le "mother" du titre sonne comme "monster". A ce titre, le film rappelle autant Memories of Murder (souvent cité) que The Host. Le cinéaste est en proie à un étrange paradoxe : il fait autant que possible reposer le développement de son récit sur une série d'accidents et de hasards (jusqu'au meurtre de la fille) quand, formellement, il en calcule tous les effets et les conséquences sur les spectateurs.

Il obtient donc un faux film ouvert, en réalité complètement fermé. On peut s'amuser de voir le film apprécié chez Independencia, alors même qu'ils reprochent (de manière exagérée et malintentionnée) ceci à des auteurs tels qu'Abbas Kiarostami ou Alain Cavalier. Le travail du cinéaste s'apparente ici à celui d'un réparateur d'horloge, ou d'un chirurgien ; il ne tolère visiblement aucun "accident" au tournage. On est très proche d'une certaine tradition étatsunienne du dosage du moindre effet (recours au suspense), de la mécanique de précision (y compris dans la "gestion" des acteurs, et en particulier de la mère qui livre une partition digne-d'être-primée-meilleure-actrice-de-l'année). Pourquoi pas.

Seulement, la contradiction avec les ressorts hasardeux du récit est trop énorme pour ne pas s'interroger. Le cinéma n'est-il pour Bong Joon-ho qu'un moyen d'arriver à ses fins, à savoir balader et tromper les spectateurs comme bon lui semble ? De jouer deux heures durant en petit malin au chat et à la souris avec eux, et après moult rebondissements terminer comme cela avait commencé (filmer un personnage d'idiot ne veut pas dire qu'il faut prendre les spectateurs pour des imbéciles !) ? C'est un peu mince pour vraiment s'extasier avec le concert de louanges qui a entouré le film dans la presse, d'autant que la mécanique bien huilée tourne à vide, les fréquents twists finissant par lasser.

On nous dira alors que le film est un terrible portrait de la Corée du Sud, où les mères sont infanticides et meurtrières, les prisons pleines de débiles innocents mais incapables de se défendre, les rues de types friqués qui roulent avec leurs grosses cylindrées sur les passants, etc. D'accord, mais tout cela ressemble quand même bien plus à une toile de fond cynique qu'à une préoccupation réelle du cinéaste. Celui-ci se laisse d'ailleurs emporter par une complaisance (notamment à la violence) qui touche, disons-le, une majorité de cinéastes coréens contemporains. Sous couvert de dépeindre un portrait au vitriol de la société coréenne, ce cinéma laisse grossièrement le coup de dé du politique (en même temps que celui du "réel", naturellement) au vestiaire en se gargarisant de son esthétique "à couper le souffle", ou de "sa maîtrise extrême".
JM
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar Sword7 » Jeu 23 Fév 2012 19:33

Salut,

Revu "In the mouth of madness" de Carpenter, je me souvenais que le film m'avait un peu effrayé à l'époque, lorsque j'étais allé le voir en salle à sa sortie. En particulier le seul passage qui m'était resté en mémoire, où on voit le mec sur son vélo avec les cartons qui frottent sur les rayons de ses roues en pleine nuit, au milieu de nulle part... ça ressemblait plus ou moins à des cauchemars récurrents que j'ai pu faire à une époque antérieure au film..

En fait, le film est assez proche de "Shining", même s'il n'a évidemment pas la même envergure (et sans doute pas la même prétention). Un écrivain est habité par les forces du Mal. Dans le film de Carpenter, cela provoque un déferlement créatif, des livres en série qui annoncent et véhiculent en même temps l'apocalypse chez les lecteurs. Tandis qu'avec Kubrick, cela s'accompagne chez l'écrivain d'un assèchement de l'écriture et d'une perte d'imagination, puis d'un passage à l'acte barbare individuel.

Curieusement, les deux réalisateurs trébuchent sur le fantastique à l'écran. Kubrick est mal à l'aise avec tout ce qui touche à la représentation du Mal, on voit bien qu'il essaye d'en faire le moins possible, mais il ne peut s'épargner quelques scènes totalement Grand-guignolesques. Quant à Carpenter, alors même que son film devrait révéler la puissance évocatrice de l'écriture, il sature son film de vilaines créatures et de bouffonneries malfaisantes dont j'avais tout oublié. Si le scénario pourrait faire penser à du Tourneur (donc du Lewton), un homme rationnel qui bascule dans la folie, le traitement à l'image en est très très éloigné. Il est dommage que Carpenter, plutôt que de développer le côté fantastique du scénario d'une manière assez grossière et ratée (l'histoire de l'église du village en proie à des forces maléfiques car construite sur un lieu maudit fait penser à d'autres de ses films beaucoup plus aboutis et prenants, car sans arrière pensée postmoderniste comme ici), ne se concentre pas davantage sur les basculements réalité/fiction à la manière d'un anneau de moebus (Lynch, Scorsese) plutôt que comme une ligne droite (longue route pour aller à Hobb's End) qui fonce bêtement vers le néant final où réalité et fiction sont atomisées plutôt que confondantes.

Seule une scène essaye vaguement (malgré la volonté du réalisateur probablement) d'échapper à cela. C'est lorsque, vers la fin, la femme lit une page du livre décrivant sans que nous les voyions, les créatures du Mal que voit l'enquêteur. Mais cela ne dure pas, quelques minutes plus tard, une horde répugnante envahie lourdement l'écran à la poursuite du personnage.

Légère hypocrisie de Carpenter qui termine son film avec le personnage basculant définitivement dans la démence en regardant le film du roman alors même que l'on n'a pas vraiment vu que son propre film soit capable de vraiment nous bousculer intérieurement.
Sword7
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar Notebad » Jeu 22 Mar 2012 10:20

Image

Pas emballé du tout par "Take Shelter" (Jeff Nichols). Fiction qui réchauffe encore une fois la tambouille frelatée du traumatisme au sein de la structure familiale américaine standard. Autrement dit : serrons-nous tous les trois dans les bras l'un de l'autre face à l'adversité, amen. Appelons-le "traumatisme du XXIe siècle", tout en espérant qu'on passe quand même, un jour ou l'autre avant 2100, à autre chose...

Ah oui, oh là là, que c'est beau et commode de montrer un mec un peu barjot qui fout sa vie en l'air, qui demande un crédit insolvable, qui perd ses amis, qui perd son boulot, tout ça à cause d'un gros nuage méchant fantasmé qui menace sa maison. Pas fou non plus, Nichols n'a même pas le courage d'aller jusqu'au bout de la folie, et il fait comme il se doit de son personnage un héros prophétique dans la dernière ligne droite. Au contraire d'un Shyamalan ou d'un Herzog (est-ce une coïncidence qu'on retrouve ici l'acteur de "My Son, My Son What Have Ye Done ?" qui y jouait déjà un prophète illuminé ?), Nichols se révèle totalement premier degré dans son approche du délire, sans une once d'humour ou de recul. Son film est bas et lourd comme le ciel menaçant d'abord dans les rêves de Curtis, puis dans la réalité.

Il souffre surtout d'un manque de rythme évident, traînant laborieusement et fort académiquement ses scènes de rêves délirants et de vie quotidienne pendant deux heures durant. L'ennui distillé par le récit n'est jamais compensé par un possible attrait pour la mise en scène. Loin s'en faut que Nichols soit mauvais cinéaste, mais rien ici qui semble particulièrement original, du travail de bonne élève appliqué qui connaît et recycle ses classiques sans plus. De ce point de vue, l'utilisation du procédé du gros plan sur le couteau dans le rêve avec la femme de Curtis à la cuisine, relève apparemment plus de la référence directe à Hitchcock, qu'à une quelconque logique interne au rêve. Embêtant. Même les belles images de nuages d'oiseaux (qui tombent là comme un cheveu au milieu de la soupe) sont déjà largement vues ailleurs, certes dans du cinéma se revendiquant peut-être plus expérimental.

Étonnement devant tant d'enthousiasme : aussi bien la majorité de la presse que les retours lus sur différents forums (qui toutefois font essentiellement de la "critique" de scénario quand ils ne le réécrivent pas simplement comme cela les arrange pour faire rentrer le film dans leur grille de lecture. Quel intérêt ?! Je ne sais pas, mais apparemment il fallait dire du bien de ce film)
Notebad
 


Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar Notebad » Sam 24 Mar 2012 18:43

Sword7 a écrit:Salut Notebad,

Ne te crois pas seul contre tous ;) : http://www.cineclubdecaen.com/realisat/ ... helter.htm


Hello, oui je partage tout à fait le point de vue de cette critique du film de JN. Le dernier paragraphe est par contre assez incompréhensible. Et puis l'effervescent du NA à Hollywod ne date pas de Tree of life...
Notebad
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar JM » Mer 16 Mai 2012 17:54

"In time" de Andrew Nicholls

Jamais beaucoup aimé Nicholls. Sous couvert d'être un critique lucide des dérives de notre société, le mec a semble-t-il bien plus que ça, une fascination pour le pouvoir, les types en uniforme…son esthétique léchée et froide, maîtrisée et sans prise, ne trompe pas. Dans "In Time", le capitalisme est censé en prendre un coup mais personne n'y croit vraiment. Et ce dernier plan du film, ridiculement grandiloquent, montre bien qu'au fond, Nicholls a toujours besoin des grosses machines fascistes pour continuer, pour faire avancer sa petite combine. Cynique et sinistre. D'ailleurs, à l'image on voit bien qu'il met beaucoup plus d'application à représenter la société d'en haut que celle du bas qui est totalement foirée. Esthétiquement, le partage est rigoureusement celui des dominants du film. Il ne réalise pas (ou alors il est dans le déni) que son propre film est après tout une grosse machine qui capitalise elle aussi sur le temps (courses poursuite, etc) auprès de ses spectateurs. Gimmick pompeux et stupide (car sans autre but que de délivrer un programme, faisons abstraction du fait qu'il ne tient pas debout) du temps remplaçant l'argent qui cache en définitive les vrais enjeux dévastateurs de l'exploitation du temps dans nos sociétés. Le type même de film hollywoodien qui, sous un vernis progressiste, et de par ce vernis même (question de méthode), est idéologiquement plutôt douteux. Ici, la fable ne sert plus le réel, elle le dessert. Un détail, les acteurs sont tous plus nuls les uns que les autres.
JM
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar Notebad » Mar 19 Juin 2012 21:20

Notebad a écrit:Image

Pas emballé du tout par "Take Shelter" (Jeff Nichols). Fiction qui réchauffe encore une fois la tambouille frelatée du traumatisme au sein de la structure familiale américaine standard. Autrement dit : serrons-nous tous les trois dans les bras l'un de l'autre face à l'adversité, amen. Appelons-le "traumatisme du XXIe siècle", tout en espérant qu'on passe quand même, un jour ou l'autre avant 2100, à autre chose...

Ah oui, oh là là, que c'est beau et commode de montrer un mec un peu barjot qui fout sa vie en l'air, qui demande un crédit insolvable, qui perd ses amis, qui perd son boulot, tout ça à cause d'un gros nuage méchant fantasmé qui menace sa maison. Pas fou non plus, Nichols n'a même pas le courage d'aller jusqu'au bout de la folie, et il fait comme il se doit de son personnage un héros prophétique dans la dernière ligne droite. Au contraire d'un Shyamalan ou d'un Herzog (est-ce une coïncidence qu'on retrouve ici l'acteur de "My Son, My Son What Have Ye Done ?" qui y jouait déjà un prophète illuminé ?), Nichols se révèle totalement premier degré dans son approche du délire, sans une once d'humour ou de recul. Son film est bas et lourd comme le ciel menaçant d'abord dans les rêves de Curtis, puis dans la réalité.

Il souffre surtout d'un manque de rythme évident, traînant laborieusement et fort académiquement ses scènes de rêves délirants et de vie quotidienne pendant deux heures durant. L'ennui distillé par le récit n'est jamais compensé par un possible attrait pour la mise en scène. Loin s'en faut que Nichols soit mauvais cinéaste, mais rien ici qui semble particulièrement original, du travail de bonne élève appliqué qui connaît et recycle ses classiques sans plus. De ce point de vue, l'utilisation du procédé du gros plan sur le couteau dans le rêve avec la femme de Curtis à la cuisine, relève apparemment plus de la référence directe à Hitchcock, qu'à une quelconque logique interne au rêve. Embêtant. Même les belles images de nuages d'oiseaux (qui tombent là comme un cheveu au milieu de la soupe) sont déjà largement vues ailleurs, certes dans du cinéma se revendiquant peut-être plus expérimental.

Étonnement devant tant d'enthousiasme : aussi bien la majorité de la presse que les retours lus sur différents forums (qui toutefois font essentiellement de la "critique" de scénario quand ils ne le réécrivent pas simplement comme cela les arrange pour faire rentrer le film dans leur grille de lecture. Quel intérêt ?! Je ne sais pas, mais apparemment il fallait dire du bien de ce film)


Je fais pas mal de cauchemars-catastrophes ces derniers mois. Des tornades qu'il faut fuir, des destructions atomiques aussi. L'autre nuit c'était une espèce d'énorme nuage de fumée rouge sang dégueulasse qu'on voyait de loin sortir d'une cheminée et se disperser dans l'atmosphère. Il fallait détaler sans illusion pour lui échapper, et se réveiller. Tout cela est beaucoup plus terrifiant que n'importe quel film-catastrophe mais, ma foi, je m'en passerais bien.
Notebad
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar JM » Lun 16 Juil 2012 14:29

Headshot, Pen-ek Ratanaruang

Le hasard des téléchargements amène parfois à voir des films qui ne sont pas encore sortis en France. Comme d'hab', on regarde le film, on s'en fait une idée, et puis on va faire un peu le tour du web par curiosité et on découvre qu'on avançait en fait en éclaireur… c'est le cas avec ce Headshotde Ratanaruang qui ne sort qu'à l'automne prochain sur les écrans français.

Vagues invisibles du même auteur m'avait déjà peu convaincu, dans le genre poseur toc avec astuce de scénar "trop originale" à deux balles (pas retrouvé mes notes, perdues sur un forum ou un autre…). Headshot confirme totalement Ratanaruang dans son rôle de petit malin. S'il tournait à Hollywood, il s'appellerait, c'est certain, Nolan ou bien Niccol…

aux petits malins de ce type, on doit reprocher au moins trois choses :

* de se reposer sur leurs lauriers (qui peuvent aussi bien être tressés dans le scénario - le mec qui voit tout à l'envers - que dans la forme - l'effet de lent zoom arrière répété mais absolument futile qui révèle la présence ou l'absence de personne autour du héro) avec une fausse bonne idée et de confondre vérité avec slogan publicitaire

* de fictionner à tel point le réel qu'il en devient totalement méconnaissable et politiquement inoffensif. Ici, une vague référence au capitalisme(=corruption) qui tombe comme un cheveu au milieu de la soupe du genre mais censée donner sa caution politique au film.

* de faire preuve dans le fond d'un cynisme qui ne peut rien donner de bon sur le plan cinématographique (la dernière partie de Vagues invisibles était déjà totalement en roue libre et je m'en foutiste).

Ajoutez à cela, dans Headshot, une ambiance glauque où règne deux heures durant une loi de la jungle (tuer ou être tué, that is the question ?) très à la la mode, une intrigue cousue de fil blanc, et vous obtiendrez un film complètement nul (que vous ne vous impatienterez pas de voir arriver dans les salles ! Lol).
JM
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar polichinelle » Ven 26 Oct 2012 18:08

Vu deux films de Robbe-Grillet, ça ne m'a pas donné envie d'en voir plus... "Tran-Europ-Express" et "La Belle captive" qu'ils s'appellent. Le côté post-moderne et méta fait un peu penser à du De Palma frenchie. C'est du cinéma qui ne se prend pas au sérieux et, plus grave, qui ne prend pas le cinéma au sérieux (comme l'écrivait Cavell quelque part). Les effets du premier sont clairement en retard sur Godard (1966), et le second (1983) est carrément à la traine du surréalisme. Ca craint !

Je n'ai encore lu aucun de ses bouquins mais il paraît qu'il a dit une fois, sans doute une boutade, que s'il n'avait pas consacré beaucoup de son temps au cinéma il aurait sûrement eu le prix Nobel de littérature. Quand on voit ces deux films apparemment réalisés en dilettante, on se dit qu'il a un peu perdu son temps. Mais, encore une fois, il s'agissait sûrement d'une boutade.
polichinelle
 

Re: Cinéma vérouillé (les petits malins)

Messagepar L'Ensemble vide » Sam 10 Nov 2012 16:20

"L'enfant d'en haut" d'Ursula Meier

Versant scolaire et sans souffle du film de Le Besco "Demi-tarif" (qui avait pour lui, en revanche, un côté brouillon et "cinéma direct" tout à fait attachant). Ursula Meier est trop maline, elle s'arrange pour que se rabatte systématiquement la question du statut social du fils et de sa mère sur celle de leur situation familiale problématique, si bien que même s'il y a une intention manifeste de dépeindre un monde séparé entre pauvres et riches (bas et haut), celui-ci reste une toile de fond d'où les personnages ne cherchent pas à, et surtout ne peuvent jamais, s'extirper. L'exclusion sociale est ici soumise à tout un tas de justifications scénaristiques (la mère est paresseuse, le gamin est trop jeune pour travailler, il est voleur, la mère ne veut pas reconnaître son enfant, etc.) qui font écran aux relations de classe dont la réalisatrice n'use que comme contexte.

Il n'est à aucun moment donné question d'en sortir, et encore moins d'entrer en lutte avec la situation telle qu'elle est dépeinte. Bien au contraire : le gosse s'éprend de la touriste friquée, la mère tente de retravailler en nettoyant chez les riches, la fin laisse deviner une sorte de nostalgie du gamin pour l'époque hivernale où il pouvait monter en haut sur son terrain de jeu… dans ce cadre, il sera facile de conclure, en s'en lavant les mains, que dans les dernières images les téléphériques dans lesquels le fils et la mère se croisent symbolisent tout aussi bien l'incommunicabilité des deux personnages que leur aliénation. Il aurait été plus difficile de partir de cette séquence pour tenter d'en briser la mécanique bien huilée plutôt que de la garder sous le coude jusqu'à la fin du film et l'utiliser comme simple conclusion qui synthétise ce qui a été vu une heure et demie durant.

Les acteurs sont insupportables, en particulier le gamin sans naturel qui donne systématiquement l'impression de réciter son texte, mais aussi Léa Seydoux dont on sent sans arrêt l'effort de composition et qui prouve qu'elle n'est pas plus douée que d'autres actrices de sa génération pour jouer des rôles de prolo (cf aussi Adèle Haenel totalement à côté de la plaque dans l'horrible "Après le Sud").
L'Ensemble vide
 

Suivante

Retourner vers l n'y a pas de porte...

cron