sur le web le ciné frappe au hasard - mais surtout au Japon!

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Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar Sword7 » Mer 2 Jan 2013 21:26

cornichon a écrit:Image

"Rent-a-cat" de Naoko Ogigami (2012)

Encore un film japonais qui n'est pas sorti en France. C'est dans la veine "Taste of tea", dans le genre "gentil film tout mignon" pour les gens qui aiment les chats et les petites choses d'intérieur ayant un cachet rustique et "trop chou !". On navigue entre les petits plaisir de la vie d'un Philippe Delerm et le bon coeur d'une Amélie Poulain qui voue sa solitude à combler celle des autres... C'est TRES long (presque deux heures) et totalement creux (on pense aussi à Wes Anderson comme possible homologue outre-pacifique), l'effet de répétition du récit est surligné suivant le principe qu'il vaut mieux montrer les grosses ficelles que de tenter vainement de les cacher (ça marche pas non plus), et quelques séquences oniriques peu amusantes ni même inspirées...


A en lire ce que tu écris ci-dessus cornichon, "Bread of Happiness" de Yukiko Mishima (2012) propose grosso-modo la même tambouille affligeante "à la bonne franquette" : l'agréable odeur du bouquet de lavande, le doux bruit du moulin à café et la saveur du pain de campagne cuit au four à bois. On passe son temps à déguster, à humer, à s'extasier. Réalisation plate comme une planche à pain, scénario inexistant, enjeux nuls, on se croirait dans une pub pour les crèmes brûlées Bonne Maman. Il y a visiblement une tendance vraiment réac et matérialiste dans la prod japonaise actuelle, surfant sur le très exportable aspect "traditionnel" du bon-vivre de la société japonaise, loin des turpitudes de la ville, du travail, du stress, etc.
Sword7
 

Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar casseur » Jeu 3 Jan 2013 22:06

Sword7 a écrit:
cornichon a écrit:Image

"Rent-a-cat" de Naoko Ogigami (2012)

Encore un film japonais qui n'est pas sorti en France. C'est dans la veine "Taste of tea", dans le genre "gentil film tout mignon" pour les gens qui aiment les chats et les petites choses d'intérieur ayant un cachet rustique et "trop chou !". On navigue entre les petits plaisir de la vie d'un Philippe Delerm et le bon coeur d'une Amélie Poulain qui voue sa solitude à combler celle des autres... C'est TRES long (presque deux heures) et totalement creux (on pense aussi à Wes Anderson comme possible homologue outre-pacifique), l'effet de répétition du récit est surligné suivant le principe qu'il vaut mieux montrer les grosses ficelles que de tenter vainement de les cacher (ça marche pas non plus), et quelques séquences oniriques peu amusantes ni même inspirées...


A en lire ce que tu écris ci-dessus cornichon, "Bread of Happiness" de Yukiko Mishima (2012) propose grosso-modo la même tambouille affligeante "à la bonne franquette" : l'agréable odeur du bouquet de lavande, le doux bruit du moulin à café et la saveur du pain de campagne cuit au four à bois. On passe son temps à déguster, à humer, à s'extasier. Réalisation plate comme une planche à pain, scénario inexistant, enjeux nuls, on se croirait dans une pub pour les crèmes brûlées Bonne Maman. Il y a visiblement une tendance vraiment réac et matérialiste dans la prod japonaise actuelle, surfant sur le très exportable aspect "traditionnel" du bon-vivre de la société japonaise, loin des turpitudes de la ville, du travail, du stress, etc.


Ce qu'occulte, comme ailleurs, ce genre de films : http://blog.mondediplo.net/2012-12-17-Le-Japon-a-l-heure-du-virage-nationaliste
casseur
 

Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar Notebad » Ven 15 Fév 2013 13:24

Regardé un film de Richard Fleischer hier soir, encore un faiseur hollywoodien (qui s'en est bien sorti dans le système des studios puisqu'il a tourné régulièrement de ses débuts en 1944 à la fin des années 80), qui a parfois fait des films plutôt agréables à regarder. C'était "The New Centurions" de 71, encore un film sur la police (ici le LAPD), sur la profession. L'impression de voir un peu toujours le même film : les petits gars et les anciens, les problèmes de couple liés au travail, la solitude, les bavures, le dévouement, le mal être policier, la violence des rues, les stratégies psychologiques pour y faire face sans violence... pas franchement passionnant en somme. Le film, quoique épousant un point de vue ouvertement dévoué à la police, se veut progressiste et est quand même assez sombre et en contraste avec le titre du film (qui donne l'impression qu'on va assister à un film de gros bras décérébrés) puisqu'un des novices fait une bavure, un autre est grièvement blessé en cours de film puis tué à la fin du film, un ancien se suicide...

Sinon vu deux films complètement cons de l'année dernière sur lesquels je vois absolument rien d'autre à dire : "The man with the iron fist", premier essai raté de RZA à la réalisation, et "The Dictator" de Sacha Baron Cohen.
Notebad
 

Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar polichinelle » Ven 15 Fév 2013 15:55

Notebad a écrit: "The Dictator" de Sacha Baron Cohen.


Ah ouais, tu n'as pas trouvé ça drôle Notebad !?

Le RZA c'est plutôt du cinéma bis, je crois pas que ça prétende à beaucoup plus...
polichinelle
 

Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar Notebad » Ven 15 Fév 2013 23:20

polichinelle a écrit:
Notebad a écrit: "The Dictator" de Sacha Baron Cohen.


Ah ouais, tu n'as pas trouvé ça drôle Notebad !?


C'est même pas la question de savoir si c'est drôle ou pas drôle (oui il y a des gags amusants mais en y réfléchissant, rien qui travaille vraiment avec le cinéma, juste un enchaînement de gags de BD qui pourraient tout aussi bien être des caricatures couchées sur du papier. Mesurer l'écart avec le film de Chaplin), c'est que franchement l'idée qui consiste à faire se rapprocher une militante d'un dictateur en sous-entendant que c'est kiff kiff bourricot, ça me semble foncièrement con, même pour vouloir faire rire en n'étant pas "politiquement correct", comme on dit. L'un vaut pas mieux que l'autre et le comique égocentrique au-dessus de tout ça s'en sort un peu trop bien à mon avis.
Notebad
 

Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar Notebad » Dim 24 Fév 2013 17:16

Notebad a écrit:
polichinelle a écrit:
Notebad a écrit: "The Dictator" de Sacha Baron Cohen.


Ah ouais, tu n'as pas trouvé ça drôle Notebad !?


Mesurer l'écart avec le film de Chaplin),


Je sais pas si tu as vu "Duck Soup" de McCarey avec les Marx Brothers, c'est "pareil" que Chaplin, ça travaille un peu la même idée mais avec les moyens du cinéma (le montage, la pantomime, les mouvements de personnages, etc).
Notebad
 

Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar casseur » Ven 20 Déc 2013 18:53

"Les Apaches" de Thierry de Peretti. Film sorti cette année, rattrapé sur le web. Pas fameux, encore un fait divers filmé avec réalisme, point barre. Rien qui dépasse, ça vaut juste la lecture du même fait divers dans un article de journal local, alors à quoi bon ? Le dernier plan est très bizarre, il laisse les spectateurs à une place assez curieuse...
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Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar cornichon » Mer 1 Jan 2014 16:32

''A Story of Yonosuke'', Shuichi Okita

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Encore un film japonais récent gentiment nul, qui se veut plus souriant qu'hilarant (on ne rit jamais, il n'y a aucun gag), comédie douce-amère sur la nostalgie de l'adolescence (enfance ?) innocente avant le passage à l'âge adulte... Ca se traine 2h40 alors que ça devrait durer maximum 30 ou 40 minutes (ou alors faire l'objet d'une série TV), il n'y a pas une seule idée de mise en scène, c'est totalement plat, ''normal'', ''banal'', comme l'étudiant simple mais un peu dans la lune (et trop craquant) dont ça raconte l'histoire. Exemple de longueur cucul la praline : pendant quasiment une heure, le film repose uniquement sur la question de savoir à quel moment le garçon et sa copine vont s'embrasser (rebondissement douteux lorsqu'au bord de la mer les deux se rapprochent mais sont interrompus par des réfugiés vietnamiens qui débarquent et qui sont poursuivis par la police, la fille s'apitoiera immédiatement sur le sort d'un bébé qu'elle arrachera aux bras de sa mère pour le protéger -sic-, puis en tirera une belle leçon de vie, avant qu'on revienne vite fait à nos amourettes !?). Affleure vaguement une critique des traditions parentales soumettant les amours de leurs enfants, mais comment peut-on encore en 2013 nous faire le coup réchauffé de l'armure de soldat et du tigre empaillé, symboles de pouvoir et d'autorité, dans la maison paternel ?!
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Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar Sword7 » Jeu 2 Jan 2014 10:34

cornichon a écrit:Encore un film japonais récent gentiment nul, qui se veut plus souriant qu'hilarant (on ne rit jamais, il n'y a aucun gag), comédie douce-amère sur la nostalgie de l'adolescence (enfance ?) innocente avant le passage à l'âge adulte... Ca se traine 2h40


J'ai rien contre les films qui font sourire, et rire aux éclats pendant 2h40 je crois que je pourrais pas, ça me ferait trop mal aux zygomatiques ! ;)
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Re: sur la toile, le cinéma frappe au hasard

Messagepar cornichon » Ven 3 Jan 2014 16:07

Sword7 a écrit:
cornichon a écrit:Encore un film japonais récent gentiment nul, qui se veut plus souriant qu'hilarant (on ne rit jamais, il n'y a aucun gag), comédie douce-amère sur la nostalgie de l'adolescence (enfance ?) innocente avant le passage à l'âge adulte... Ca se traine 2h40


J'ai rien contre les films qui font sourire, et rire aux éclats pendant 2h40 je crois que je pourrais pas, ça me ferait trop mal aux zygomatiques ! ;)



Moi non plus j'ai rien contre, d'ailleurs le personnage principal de ce film est plutôt sympathique. A la fin, quand sa copine part et lui il se met à prendre des photos frénétiquement dans la rue, comme pour combler un vide et aussi avec quelqu'un d'autre dans le coeur pour qui il prend ces photos de manière exclusive, c'est très émouvant. Et les anciens camarades qui disent après : "ça pouvait pas fonctionner entre eux, c'était seulement le premier amour, celui qu'on vit sur les bancs de la fac", d'une façon de dire que tout le monde savait, avait conscience de l'échec futur de leur relation, sauf eux qui vivaient dans une bulle d'amour des jours éphémères. C'est triste et touchant.

Mais un des problèmes c'est que j'ai justement l'impression que ça capitalise trop là-dessus, c'est trop ''complaisant'' (pas dans le sens où le cinéaste en fait trop, mais dans le sens où il étire tout, chaque situation, à l'extrême) pour maintenir vraiment l'intérêt. Il choisit de dilater cette période courte et éphémère - comme la persistance d'un sourire en définitive - je suis pas sûr que ça soit un bon choix, après c'est subjectif... on peut aussi y voir une bonne manière de filmer cette période d'incertitudes et de flottements.

Peut-être qu'il faudrait comparer avec le dernier film d'Aoyama, le prendre comme une ''suite'' possible, puisque c'est aussi l'histoire d'un jeune photographe, mais je ne l'ai pas encore vu. Je lance d'ailleurs ici un appel car j'ai le film en mp4 mais pas de sous-titres ang ou fr ! ;)
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