L'Histoire à la moulinette

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Re: L'Histoire à la moulinette

Messagepar gerome » Jeu 30 Mai 2013 12:14

JM a écrit:Par contre je suis pas trop fan d'Altman, en général, je me méfie..


Ah bon, pourquoi ?!?

merci pour ton accueil !
gerome
 

Re: L'Histoire à la moulinette

Messagepar JM » Sam 1 Juin 2013 10:50

gerome a écrit:
JM a écrit:Par contre je suis pas trop fan d'Altman, en général, je me méfie..


Ah bon, pourquoi ?!?

merci pour ton accueil !



Salut gerome,

Je viens de regarder le film d'Altman dont tu parlais ! C'est vrai que c'est pas mal, il y a de très bons trucs (notamment la scène où Halsey explique la mise en scène que propose Sitting Bull à BB, celle du massacre de son peuple par les blancs) mais comme d'hab avec Altman, je suis pas complètement convaincu, c'est lié au ton sarcastique. Dans un sens c'est salvateur, mais dans l'autre je trouve qu'il y a toujours une limite de portée de ce type de ton, celui-ci s'inscrivant toujours à l'intérieur d'un contexte qu'on refuse de vraiment quitté par confort intellectuel et/ou artistique. Altman est un cas typique, c'est-à-dire qu'il aime à porter un regard sarcastique sur le monde dans lequel il ne cessera pour autant jamais de graviter (le showbiz), son Sitting Bull c'est ça aussi, et peut-être avant tout : une satire du monde du spectacle usien. De ce point de vue là le mec est clairvoyant, il a tout compris.

Sur un plan plus bassement esthétique, il y a trop de longueurs, c'est un aussi quelque chose de récurrent chez lui. Le sarcasme manque ici de la sècheresse dont on fait preuve lorsqu'on l'emploie oralement, l'effet retombe comme un soufflet. Il a le bon goût d'inviter Keitel, la fille Chaplin et Lancaster mais ceux-ci sont réduits à des seconds rôles, voire à de la figuration (surtout les deux premiers).

Je suis dur, le film est quand même très intéressant et on se paye une bonne tranche de rigolade tout en prenant du recul sur les rouages de la bêtise humaine ! Merci pour la découverte. ;)
JM
 

Re: L'Histoire à la moulinette

Messagepar Notebad » Lun 17 Juin 2013 17:27

Regardé deux films d'Allan Dwan dernière période : ''Cattle Queen of Montana'' (1954) et ''Pearl of the South Pacific'' (55). Le second est un bon gros nanar, les deux ont des similitudes au niveau du scénario et j'ai vraiment rien de passionnant à vous raconter niveau mise en scène, le cinéaste est en pilotage automatique.


Le premier film est un western dans lequel une femme victime d'escrocs blancs et indiens se bat aux côtés d'un gentil indien apôtre de la paix (car civilisé sur les bancs d'une grande université) et un soldat blanc en mission (Ronald Reagan !) pour démanteler un trafic d'armes. Dans le second, une femme et deux marins blancs se rendent sur une île sauvage pour y voler des perles noires rares. Là encore, un indigène open mind s'éprend de la fille, et la fille se trouve une sympathie inattendue pour les locaux. Pour illustrer tout cela, il y a des tonnes de maquillage, des décors en carton pâte, des costumes grotesques, des torses glabres et velus, etc, etc... Dans les deux cas, la petite amie de la tribu est pas trop contente et très jalouse. En fin de compte, la morale est sauve, la blanche termine dans les bras du blanc plus honnête que ce que l'on croyait et chacun retrouve la paix dans son coin...

Si on a du temps à perdre, on peut toujours ironiser sur ce genre de scénario tellement typique, pour ne pas dire stéréotypé, probablement par ressentiment pour le temps perdu devant ces deux films sans aucune espèce d'intérêt.
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Re: L'Histoire à la moulinette

Messagepar soren » Mar 2 Juil 2013 11:23

Notebad a écrit:Regardé deux films d'Allan Dwan dernière période : ''Cattle Queen of Montana'' (1954) et ''Pearl of the South Pacific'' (55). Le second est un bon gros nanar, les deux ont des similitudes au niveau du scénario et j'ai vraiment rien de passionnant à vous raconter niveau mise en scène, le cinéaste est en pilotage automatique.


Le premier film est un western dans lequel une femme victime d'escrocs blancs et indiens se bat aux côtés d'un gentil indien apôtre de la paix (car civilisé sur les bancs d'une grande université) et un soldat blanc en mission (Ronald Reagan !) pour démanteler un trafic d'armes. Dans le second, une femme et deux marins blancs se rendent sur une île sauvage pour y voler des perles noires rares. Là encore, un indigène open mind s'éprend de la fille, et la fille se trouve une sympathie inattendue pour les locaux. Pour illustrer tout cela, il y a des tonnes de maquillage, des décors en carton pâte, des costumes grotesques, des torses glabres et velus, etc, etc... Dans les deux cas, la petite amie de la tribu est pas trop contente et très jalouse. En fin de compte, la morale est sauve, la blanche termine dans les bras du blanc plus honnête que ce que l'on croyait et chacun retrouve la paix dans son coin...

Si on a du temps à perdre, on peut toujours ironiser sur ce genre de scénario tellement typique, pour ne pas dire stéréotypé, probablement par ressentiment pour le temps perdu devant ces deux films sans aucune espèce d'intérêt.


Courageux celui qui parvient à regarder deux films d'Allan Dwan en entier...
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Re: L'Histoire à la moulinette

Messagepar Notebad » Mar 2 Juil 2013 19:45

soren a écrit:
Notebad a écrit:Regardé deux films d'Allan Dwan dernière période : ''Cattle Queen of Montana'' (1954) et ''Pearl of the South Pacific'' (55). Le second est un bon gros nanar, les deux ont des similitudes au niveau du scénario et j'ai vraiment rien de passionnant à vous raconter niveau mise en scène, le cinéaste est en pilotage automatique.


Le premier film est un western dans lequel une femme victime d'escrocs blancs et indiens se bat aux côtés d'un gentil indien apôtre de la paix (car civilisé sur les bancs d'une grande université) et un soldat blanc en mission (Ronald Reagan !) pour démanteler un trafic d'armes. Dans le second, une femme et deux marins blancs se rendent sur une île sauvage pour y voler des perles noires rares. Là encore, un indigène open mind s'éprend de la fille, et la fille se trouve une sympathie inattendue pour les locaux. Pour illustrer tout cela, il y a des tonnes de maquillage, des décors en carton pâte, des costumes grotesques, des torses glabres et velus, etc, etc... Dans les deux cas, la petite amie de la tribu est pas trop contente et très jalouse. En fin de compte, la morale est sauve, la blanche termine dans les bras du blanc plus honnête que ce que l'on croyait et chacun retrouve la paix dans son coin...

Si on a du temps à perdre, on peut toujours ironiser sur ce genre de scénario tellement typique, pour ne pas dire stéréotypé, probablement par ressentiment pour le temps perdu devant ces deux films sans aucune espèce d'intérêt.


Courageux celui qui parvient à regarder deux films d'Allan Dwan en entier...


Pq tu dis ça ?
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Re: L'Histoire à la moulinette

Messagepar soren » Mer 3 Juil 2013 09:00

Parce que j'ai longtemps essayé de regarder les films de Dwan disponibles, ceux des années 50 (le reste de sa filmo, c'est à dire la majorité je te le concède, je connais pas du tout) sans souvent parvenir au bout des films, et sans jamais arriver à comprendre ce que certains pouvaient y trouver à part un peu de divertissement. Pour moi, et par rapport à ce que je connais de lui, c'est un cinéaste assez quelconque. Il fait des plans à la louche sans guère d'originalité, juste pour illustrer de manière potable ses scénarios (qui tapent dans tous les genres disponibles, ils sont parfois totalement ineptes comme tu le signalais), sans rien de plus. Il a aussi la chance d'être souvent bien entouré (John Alton à la photo dans plusieurs de ses films qui donne un grain un peu personnel à ses plans, ou un acteur, une actrice qui va ''sauver'' un peu tel ou tel film de la nullité absolue).
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