Cinéma chinois, en vrac

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Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Ven 11 Avr 2014 19:06

Un ami m'a prêté deux films de Jiang Wen. Le statut de ce cinéaste est un peu particulier en Chine. Il est largement accepté, fait des films assez (voire très) commerciaux qui sortent en salles et cartonnent, mais les spectateurs l'apprécient particulièrement parce qu'il arrive à faire passer de la critique ''en douce'', par la moquerie et l'humour. Il a la réputation d'être très malin face à la censure.

J'avais vu "Let the bullets fly" - son dernier film - au ciné lorsqu'il était sorti. Je dois avouer que je n'avais pas compris grand chose car il n'y avait pas de sous-titres, mais l'humour m'avait paru très lourdingue, quant à la mise en scène sur laquelle je pus me concentrer, elle ne représentait pas le moindre intérêt. On me dit qu'une fois de plus, Jiang Wen rejouait l'histoire avec beaucoup d'ironie...

J'ai donc regardé "Les Démons à ma porte" de 2000 en DVD et je ne suis pas allé jusqu'au bout. Ceci d'abord en raison du montage très stressant qui m'a sauté au visage et m'a complètement laissé à l'extérieur du film. C'est un enchaînement quasi-ininterrompu de plans très courts, en plans très rapprochés et par ailleurs sans arrêt en mouvement, qui n'offrent aucune respiration au film et aux spectateurs (Jiang Wen est ainsi un peu le Michael Bay du cinéma chinois). Rien n'a le loisir d'exister avec un tel montage, ni espace, ni temps, ni personnages. Sentiment renforcé par le côté grosse farce qui transforme définitivement les personnages en pantins braillards. C'est vraiment comme si Jiang Wen cherchait à prendre radicalement à contre-pieds l'image traditionnellement contemplative et zen de l'art et du cinéma chinois. Pourquoi pas, mais si c'est ça, le film est quasiment dépourvu de tout autre intérêt que son intention théorique sur le papier.

Il y a bien un côté sarcastique, moqueur, mais je peine à voir en quoi ceci est vraiment le fait d'une critique très aiguisée, tranchante (et surtout comment ceci pourrait échapper à la censure qui n'est pas si bête). J'ai plutôt l'impression que c'est le genre d'humour et de gros clin d'oeil qui permettent à tout un chacun de se donner des coups de coude rigolards dans les côtes en se tapant sur les cuisses à bon compte. On se moque d'un peu tout le monde : les chinois (lâches), les japonais (cinglés), tout le monde étant comme d'habitude, dans ce genre de cas, renvoyé dos à dos... On connait l'histoire en France, où l'occupation allemande a donné lieu à un certain nombre de films dans ce goût-là.
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Sam 12 Avr 2014 22:25

Le film et le ton qu'il adopte doivent quand même être replacés dans le contexte chinois général de censure, de contrôle, et c'est sans doute pas si mal qu'un tel cinéaste ose et existe dans un paysage pareil, même si... Je pense que ça passe parce que Jiang Wen touche à de l'Histoire ancienne, qu'il a ainsi une certaine marge de manoeuvre par rapport à qui voudrait s'attaquer avec le même état d'esprit à la Chine contemporaine.
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Ven 4 Juil 2014 16:16

Retour au cinéma documentaire indépendant chinois avec "1428" de Du Haibin. Le titre fait référence à l'heure à laquelle la terre a tremblé pour la première fois dans le Sichuan en 2008 lors du catastrophique tremblement de terre. Du Haibin y va d'abord pour participer à l'aide, puis décide de filmer ce qui deviendra "1428". Les images sont montées par la monteuse de Rohmer Mary Stephen, nous avions déjà évoqué ici le fait qu'elle a bossé avec des cinéastes chinois indépendants, je crois. Le film a d'abord force de témoignage sur la situation sur place après le tremblement de terre. J'éviterai de dire que Du Haibin est "objectif" (ce qu'on peut lire sur le site chinesemovies qui aime bien toujours atténuer les choses, adoucir les contour d'une manière assez consensuelle, j'ai remarqué. Quand on sait les risques que prennent ceux qui filment, je trouve ça assez déplaisant et trop confortable de faire comme si de rien n'était lorsqu'on évoque les films, d'occulter purement et simplement l'aspect politique alors même que le cinéaste ne parle grosso-modo que de cela).

Il donne la parole à des gens qui en sont privés, que l'on voit clairement redouter dire devant la caméra ce qu'ils pensent de la gestion de la situation par les autorités, le dire puis se rétracter ou être encouragés fermement hors champ à modifier leurs propos par des amis ou des proches (et non des membres de l'autorité). Plus encore que l'image (filmage dans l'urgence, heureusement sans aucune affèterie esthétisante - certains regretteront peut-être certaines scènes un peu voyeuristes comme celle des parents qui retrouvent la chambre d'internat de leur fils disparu et fondent en larme devant la caméra), c'est la parole qui frappe dans ce film, le discret tremblement omniprésent face à l'autorité, ceux qui disent tout haut ce qu'ils pensent (le franc parler typique des chinois qui n'ont grosso-modo rien à perdre : les démunis, les personnes âgées) tout en hésitant, ceux qui récitent leur discours officiel droit dans leurs bottes, les échanges entre les deux. La scène la plus frappante se passe d'ailleurs dans le noir, lors du Nouvel An chinois avec les réfugiés qui vivent encore dans des bidonvilles. D'un coup le courant du seul bloc électrogène qui alimente tout le quartier saute et tout le bidonville se retrouve dans l'obscurité alors qu'on fête le nouvel an (célébration très importante en Chine). La police arrive pour donner des consignes de prudence et faire une leçon de morale aux habitants par l'intermédiaire de hauts parleurs, autant dire que le Nouvel An est bien gâché. Plus tard, l'électricité revient, juste à temps pour que les habitants puissent voir et halluciner devant une émission de la télévision nationale où est invité et donné en exemple l'un des hauts responsables de leur ville (que l'on voit pris à parti par la population locale en début de film) ! Des images, entre nuit du réel et lumière artificielle du petit écran, qui en disent long sur le relogement d'une partie de la population après la catastrophe naturelle.
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Jeu 4 Sep 2014 11:24

Une fois n'est pas coutume, je vais vous parler d'un documentaire hongkongais : "July" de Tammy Cheung (2004).

Cheung a filmé la manifestation du 1er juillet 2003 à HK et en a fait un film. La manifestation du 1er juillet 2003 à HK s'inscrit dans une coutume prise par les hongkongais de manifester contre l'emprise chinoise sur HK depuis la rétrocession de 97. La manif de juillet 2003 est bien particulière, emblématique, dans la mesure où, d'une part HK sort juste d'une période de confinement due à l'épidémie de SRAS, un article de loi (23) réduisant les libertés des citoyens hongkongais est imposé par le gouvernement local sous la pression de Pékin, et Pékin organisme cette année-là une contre-manifestation à Victoria Park pour fêter les bienfaits de la rétrocession. Je n'en dis pas plus ici, je laisse ceux que cela intéresse alors en lire plus ici par exemple.

Le film de Cheung ne se polarise pas sur certains manifestants en particulier, il circule dans la manifestation des uns aux autres, son film a valeur de témoignage alors que le risque de minimisation du nombre de participants par les autorités est réel, la population habituée sachant à quoi s'en tenir. Ce risque revient souvent au ras de la manif, un manifestant à un moment donné évoque le faux décompte possible des autorités, beaucoup d'autres veulent pouvoir aller jusqu'à Victoria Park pour être comptés, décomptés. Cela est amusant car les images de Cheung montrent par ailleurs l'ampleur sans précédent de la manifestation qui grossit, grossit (plus de 500 000 hongkongais descendirent dans la rue contre le gouvernement libéral pro-Pékin et pour réclamer l'abrogation de l'article 23, et des élections libres pour HK) et la quasi-inutilité d'un chiffre précis pour se rendre compte que les manifestants ont réussi à bloquer complètement le centre de HK.

L'intérêt principal du film de Cheung est de montrer le calme et discret réveil d'une manifestation de masse, sa naissance fragile, comment tôt en début de journée une centaine de personnes (des militants) se préparent, quasiment de manière anodine, parfois seulement houspillés par un passant de mauvaise humeur (qui se moque d'eux en les comparant à des mouches qui s'agitent vainement, ne se doutant probablement pas qu'il s'agit du bout de la queue de tigre et d'un poil de narine de dragon), pour aboutir en fin de journée à un rassemblement de 500 000 personnes dans les rues qui crient ensemble les mêmes slogans, avec les mêmes désirs de liberté. Et la force du nombre est l'essentiel dans tout rassemblement, ce qui fait de celui-ci une réussite du peuple devant l'Histoire qui a obligé les autorités à réviser l'application de l'article 23. Un film essentiel à HK (ou ailleurs), où les manifestations reprennent de plus belle ces dernières semaines, depuis les répressions multiples et la proclamation de fausses élections démocratiques en 2017 pilotées par Pékin (voir ici), ne laissant d'autre choix aux citoyens hongkongais que de redescendre dans la rue pour clamer et imposer leurs voeux de liberté.
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Mar 2 Déc 2014 17:36

Quelques news sur les grosses sorties de la fin de l'année en Chine. Mis à part le nouveau Tsui Hark (fin décembre), sort aujourd'hui un nouveau film de John Woo ("The Crossing", en deux parties, la seconde partie sortant au printemps 2015) et mi-décembre sortira le nouveau film de Jiang Wen ("Gone with the Bullets").

Tout cela sort, bien entendu, en 3D.

Des BA ici :

http://video.mtime.com/51535/?mid=80797

http://video.mtime.com/51479/?mid=168796

Ca virevolte !
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar _ » Ven 5 Déc 2014 08:29

J'ai regardé "Le Cerf-volant bleu" qu'un ami m'a prêté en DVD. C'est un film de Tian Zhuangzhuang qui date de 1993. J'y connais pas grand chose mais le film est représentatif de la "5ème génération" de cinéastes chinois, il me semble. Une fresque qui s'étend sur plusieurs années avec pour point central un enfant qui va avoir trois "pères" successifs, chacun étant victime du maoïsme. En racontant la vie dramatique de cet enfant et sa famille, le film décrit les différentes étapes du communisme de Mao. Le film est de facture très classique et sobre, plutôt bien fait, on se demande comment le cinéaste a pu filmer ces deux heures vingt sans autorisation car cela devait demander quand même pas mal de matériel et une grosse équipe sur pas mal de temps pour filmer tous ces plans de qualité.

Honnêtement, je ne sais pas trop quoi penser de ce cinéma chinois qui reproche en creux dans sa fiction les erreurs du régime de Mao en en niant indubitablement les spécificités politiques. Ou plutôt en fixant l'émotion et l'affliction du spectateur précisément sur ce qui constituait la nouveauté de la révolution chinoise, à savoir en particulier ici l'éclatement volontaire de la structure familiale. C'est cet éclatement qui constitue toute la substance mélodramatique du film, mais les raisons objectives (que l'on peut juger bonnes ou mauvaises, là n'est pas la question) du voeu idéologique de celui-ci par les autorités ne sont jamais explicitées par le film, Tian Zhuangzhuang préférant contourner et se focaliser sur ce qu'il considère et présente comme des dérives de cette politique. Cela sonne faux. Enveloppé dans un aspect traditionnel, le film ne dit rien d'autre que : "regardez comme le régime a fait du mal à la cellule familiale traditionnelle et à "l'individuel familial", et pleurez". CQFD.
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Ven 5 Déc 2014 10:57

_ a écrit:Honnêtement, je ne sais pas trop quoi penser de ce cinéma chinois qui reproche en creux dans sa fiction les erreurs du régime de Mao en en niant indubitablement les spécificités politiques. Ou plutôt en fixant l'émotion et l'affliction du spectateur précisément sur ce qui constituait la nouveauté de la révolution chinoise, à savoir en particulier ici l'éclatement volontaire de la structure familiale. C'est cet éclatement qui constitue toute la substance mélodramatique du film, mais les raisons objectives (que l'on peut juger bonnes ou mauvaises, là n'est pas la question) du voeu idéologique de celui-ci par les autorités ne sont jamais explicitées par le film, Tian Zhuangzhuang préférant contourner et se focaliser sur ce qu'il considère et présente comme des dérives de cette politique. Cela sonne faux. Enveloppé dans un aspect traditionnel, le film ne dit rien d'autre que : "regardez comme le régime a fait du mal à la cellule familiale traditionnelle et à "l'individuel familial", et pleurez". CQFD.


Salut,

Je vois ce que tu veux dire, mais pour ce film-ci, l'idée n'est-elle pas de montrer justement comment la figure du père (naturel puis adoptif) est systématiquement sapée et remplacée par celle du père unique de la nation pourtant absent : Mao ? Le fils ne semble pas beaucoup aimer ses pères successifs, y compris son vrai père, en tout cas il y a une relation plutôt conflictuelle entre le père et son fils même s'il est en bas âge. Ce que dit surtout le cinéaste (de manière très relative, je te l'accorde), c'est qu'un enfant peut toujours s'opposer à son père (cela fait partie du caractère individuel de l'enfant et de son père d'ailleurs), mais que ce qu'a proposé le maoïsme n'est rien d'autre qu'un nouveau père politique de substitution, incontestable. Donc je pense que la critique sous-entendue du film va plus loin que le reproche basiquement réactionnaire de la dislocation de la famille par le maoïsme (je te l'accorde encore, pas ou trop peu justifié dans le film), le cinéaste reproche au maoïsme d'avoir détruit la cellule familiale, puis d'avoir fonctionné à son tour comme une famille neuve avec un nouveau père intraitable. Tian Zhuangzhuang nous demande alors, à quoi bon ? Il est vrai qu'une fois qu'on a dit ça, on n'avance pas beaucoup, du moins on reste dans la vision communément partagée (et déjà connue en 93) du maoïsme.
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar _ » Sam 6 Déc 2014 10:36

Mais précisément, cette manière de raconter l'histoire est totalement erronée, et très volontairement.

Tout en détournant l'attention politique des spectateurs avec une fiction et des personnages, elle sous-entend que la Chine avant Mao était un pays non seulement sans "père" mais qui ne connaissait pas le trouble. Tout au contraire, la Chine avait non seulement un "père" spirituel (Tchang Kai-chek, qui était si libéral et ouvert que quand il est parti à Taiwan il y a fait régner la dictature jusqu'à sa mort), mais elle était aussi dans une période d'intenses troubles. Tu vas me dire que le film commence dans un Beijing du début des années 50, déjà apaisé par l'arrivée des communistes au pouvoir, que le cinéaste montre que tout va bien au début, que c'est seulement après que ça foire. C'est là que c'est assez pervers, il faut cela au cinéaste pour pouvoir montrer la dégringolade future, une espèce de point de départ idyllique, et ce point de départ il ne peut quand même pas le prendre à rebours de l'Histoire avant l'arrivée du communisme, donc il le prend au tout début du communisme en ignorant ce qui le précède, comme un simple prétexte, et va le ronger petit à petit. D'ailleurs, il y a cette tête d'une sculpture de cheval qui tombe lors de la noce du début, le cinéaste annonce par ce symbolisme appuyé que les germes du malheur à venir sont déjà là. Et, en effet, la moindre réforme ou révolution socialiste deviendra signe de malheur pour la famille.

N'importe comment on voit bien que Tian Zhuangzhuang ne veut absolument rien comprendre de la nouveauté de ce qui se passe en Chine à ce moment-là. Il y a, par exemple, une réunion politique de femmes absolument caricaturale. Cela l'intéresse apparemment beaucoup plus de filmer la famille traditionnelle dans laquelle la femme reste bien à sa place, et d'en faire le centre nostalgique de son film...
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Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Karlos » Sam 6 Déc 2014 19:36

A écouter absolument, dialogue (de sourd) entre Badiou et "un chinois", à propos de la période Mao :

http://www.entretemps.asso.fr/Badiou/Badiou_27-10-2014.MP3

(à moins de mépriser l'idée de la mise au point...)
Karlos
 

Re: Cinéma chinois, en vrac

Messagepar Sword7 » Dim 7 Déc 2014 09:28

Bon dialogue Karlos, même si Badiou se donne évidemment le beau rôle. Comme on est au théâtre, la "distribution des rôles" ne me semble pas très équitable, et on n'est pas très sûr qu'il joue vraiment l'individu imbu de sa personne à la fin du dialogue, en invitant les chinois à venir écouter ses conférences parmi les choses essentielles à faire en France... J'ajoute qu'il y a un bouquin qui est sorti il y a peu à La Fabrique sur la commune de Shanghai.

Je rebondis sur les première lectures de Mao par Badiou. Il dit qu'il appréciait le Mao très anti-stalinien et je me souviens que le film de Tian Zhuangzhuang commence justement avec la mort de Staline, il est dit que la noce doit être repoussée à cause de la mort de Staline. Là encore, c'est un peu ce que tu disais, Staline (sa mort) est un élément négatif, mais seulement dans le cadre du bon déroulement du cérémonial de la famille. Les oppositions politiques entre Staline et Mao ne sont évidemment même pas effleurées.

Pour le reste je suis bien sûr d'accord avec toi, il est totalement impossible de nier l'aspect réactionnaire de ce film, et de la plupart des autres fresques historiques de la cinquième génération sur cette période, d'autant plus aujourd'hui où on a bien compris quel était le "bon communisme" pour ces cinéastes désormais établis et vendus à l'actuel pouvoir en place.
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