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DÉSESPOIR CRITIQUE

Butinage printanier

Le dernier Harry Potter (et les Reliques de la Mort) est-il le meilleur de la série ? La question devrait plutôt être "pouvait-on faire pire que le précédent ?", mais on s'en balance un peu, non ?

Mauvais départ, deuxième chance :

C'est en tout cas un film dont chacun peut légitimement affirmer qu'il aurait été capable de faire exactement la même chose (voire mieux) avec les 250 millions de dollars de budget et le livre original ouvert posé sur les genoux. Ce succès du box-office n'est pas le fait d'un artiste fort talentueux, dont on se dirait, un peu naïvement, qu'on aurait pu réaliser l'équivalent en raison de sa décontraction, de l'aisance avec laquelle il filme. Non, nulle démagogie ici. Il n'y a pas d'impression trompeuse liée à la dextérité du cinéaste, on pourrait vraiment faire à l'identique (mais à quoi bon se plier à tel exercice ?) étant donné l'absence de la moindre idée de cinéma du tâcheron qui réalise. lire la suite...

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CRAQUEMENTS DU BAMBOU, LA NUIT, DANS LE VENT DE PRINTEMPS

De la communication

Tombé sur une réclame de La Fémis pour un séminaire "Ce que le cinéma fait avec internet" sous la direction de Jean-Michel Frodon. Trois choses frappent. lire la suite...

DÉSESPOIR CRITIQUE

Une ville d'amour et d'histoire (+ JZK/JLG)

Jia Zhang Ke dit à qui veut l'entendre que I Wish I Knew est fréquemment mal reçu en Chine, que des spectateurs lui reprochent de filmer le mauvais côté (comprendre "arriéré") de la Chine, ici de la ville de Shanghai. Cette critique n'est pas nouvelle, le cinéaste a fréquemment rappelé aux occidentaux qu'il était coutumier de ce genre de retour sur ses films dans son pays. Ce type de réaction, de spectateurs dans le déni, repose essentiellement sur le support idéologique qui a valu au cinéaste d'être censuré durement par l'Etat chinois durant de nombreuses années. Il n'est qu'adoubement de la classe montante aux mots d'ordre du régime : politique de l'autruche. Jia Zhang Ke semble tenu, toujours et encore, d'évoquer cela en marge de ses films, plus encore actuellement afin de se détacher de soupçons de complaisance envers le régime qui pèsent sur lui. En particulier lorsque le film dont il est question n'est autre qu'une commande de l'exposition universelle et après que Jia Zhang Ke lui-même se soit, hors de Chine, livré ces derniers temps à quelques actions radicales en faveur de la censure ! lire la suite...

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